Marche pour le climat, le vivant, la paix, la justice sociale à Lormes et atelier écorégions au Carrouège

Marche pour le climat, le vivant, la paix, la justice sociale à Lormes et atelier écorégions au Carrouège

Adret Morvan signataire de l’appel du 26 septembre à marcher partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale, organise une manifestation à Lormes suivie d’un pique-nique et d’un atelier et d’une table ronde sur les écorégions.

Le programme

  • 10h30 : marche à Lormes. Rendez-vous à l’Étang du Goulot.
  • 12h30 : pique-nique au Carrouège
  • 14h00 : atelier « Dans quelle écorégion vivons-nous ? » suivi d’une table ronde avec Marine Calmet (Wild Legal), Marie-Anne Guillemain (LFI) et Fabien Saleil (membre de la Confédération paysanne).
    Mise en avant en pleine canicule, la proposition de la France insoumise de créer des écorégions basées sur le réseau hydrique du pays est apparue comme une évidence. La succession des arrêtés de restriction d’eau, et peut-être pour la première fois, la pris de conscience collective qu’il y a, littéralement, le feu au lac, ont d’autant plus séduit qu’elle remettait aussi en question les grandes régions de la loi NOTRe adoptée sous Hollande et vouées à disparaître si la réforme aboutit.Passée la canicule, des écorégions, c’est toujours une bonne idée ? Et si oui, combien ? avec quels principes, quelles compétences, quelles institutions, quel découpage ? D’où vient cette idée ? Et nous, dans quelle écorégion vivons-nous ? Quelques pistes ont été esquissées par le candidat insoumis à l’élection présidentielle, mais la France insoumise semble avoir choisi de mettre en débat cette proposition avant d’en définir tous les contours.

Les revendications de l’appel du 26 septembre

Ces revendications sont énoncées dans la lettre ouverte au Président de la République signée par plus de trente mille personnes. Le texte complet ici :

  • un plan d’urgence avec des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales ; des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD où l’on ne meure pas de chaud ; la protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi ; un toit pour chacune et chacun, parce qu’on ne s’adapte pas au climat quand on dort dehors ; des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.
  • un plan d’adaptation pour qu’aucune commune reste seule devant le feu et la soif ; le Fonds vert rétabli et l’ingénierie publique rendue aux territoires ; la rénovation des logements engagée, des passoires thermiques et du parc social, pour que l’isolation cesse d’être un privilège ; des forêts protégées et restaurées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.
  • un plan d’atténuation avec fin de toutes les subventions aux énergies fossiles ; l’interdiction pour toute entreprise française d’ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs ; des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes ; une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu’il finance.
  • le financement de ces trois plans par les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027 ; les superprofits de l’armement, dont les carnets de commandes n’ont jamais été aussi pleins ; un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d’euros par an.